Recommandations estivales de lecture - Cécilia et la librairie française à Munich

Pour écouter cet épisode sur votre smartphone, sélectionnez l’appli de votre choix :

lib frn munich.jpg

Aujourd’hui, il s’agit d’un épisode un peu particulier qui vient conclure cette première saison. J’y rencontre Cécilia, la propriétaire de la seule et unique librairie française à Munich et c’est l’occasion de vous présenter une petite sélection de livres à lire pendant vos vacances ou tout du moins cet été.

L’entrée en matière est, elle aussi, inhabituelle car le podcast démarre au milieu de notre conversation. Vous aurez ainsi l’impression de vous être glissé à côté de nous telle une petite souris et cela permet de laisser la belle place aux livres.

Ce qu’on s’est dit avant : Cécilia a des origines mexicaines et une formation d’astrophysicienne. Elle a beaucoup déménagé mais elle a toujours été passionnée par les livres. À Munich, elle a travaillé en tant qu’employée dans l’ancienne librairie italienne, puis dans la librairie française (et espagnole) située sur la Nordenstrasse. Au moment où celle-ci ferme ses portes, elle décide de se lancer à son compte. Fin 2016, elle trouve des locaux dans la Georgenstrasse et l’ouverture a lieu en janvier. On rejoint la conversation à ce moment : la librairie a un lieu mais il reste à trouver des livres…

Résumé de l’épisode, adresses et liens utiles

L'ouverture de la librairie et une présentation générale (3 à 12 mn)

On parle des premiers jours de la librairie et des commentaires arrivent les premiers livres grâce - en particulier - au soutien de différentes libraires des quatre coins du monde et aux premiers clients.

On rappelle que, dans les mêmes locaux, la librairie française côtoie la librairie espagnole.

Cécilia nous parle ensuite de la livre dont elle effectue le choix des livres. Elle a tout prêté attention au style et au niveau d'écriture afin de pouvoir conseiller ses clients mieux.

On apprend également que les best-sellers ne sont pas forcément les mêmes qu'en France. Enfin, Cécilia nous a expliqué pourquoi elle était obligée de facturer les livres légèrement plus chers qu'en France.

Autre découverte, il n'existe pas encore 3 librairies françaises en Allemagne: 2 à Berlin (dont les Galeries La Fayette) et celle de Munich. Cécilia nous parle de la librairie Zadig à Berlin.

Après cette discussion autour du lieu, nous passons aux recommandations de l'été.

Les romans

Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier

Un roman canadien pour changer! Une ode à la vie, une histoire d'amitié et une plongée dans une autre culture.

La quatrième de couverture

Pleuvait des oiseaux.jpeg

Trois octogénaires épris de liberté vivent selon leur propre loi dans le nord de l'Ontario. Non loin de là, deux hommes, l'un des gardiens d'un hôtel fantôme et l'autre planteur de marijuana, veillent sur l'ermitage des vieillards. Leur vie d'hommes libres et solitaires seront perturbés par l'arrivée de deux femmes. D'abord photographe en quête du dernier survivant des grands feux qui ont ravagé la région au début du XXe siècle. Puis arrive la deuxième visiteuse, très vieille celle-là, Marie desane, un être aérien et lumineux qui secrète les amours impossibles. La vie ne sera plus le même à l'ermitage.

Les gratitudes de Delphine de Vigan

Un livre sur l’importance de dire merci et pas sombre comme on pourrait s’y attendre quand on parle de vieillesse et d’oubli.

La quatrième de couverture

gratitudes.jpe

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.

Et la peur de mourir.

Cela fait partie de mon métier.

Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »

Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.

L’autre livre de Delphine de Vigan dont nous parlons : Rien ne s'oppose à la nuit.

La Disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

Un roman contemporain écrit par un suisse francophone et une enquête policière qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page !

La-Disparition-de-Stephanie-Mailer.jpg

La quatrième de couverture

La Disparition de Stephanie Mailer est un roman noir qui confirme le talent de Joël Dicker pour écrire des thrillers qui ne lésinent pas sur les détails, peuplés de personnages qui provoquent immédiatement l’empathie du lecteur. Mais subrepticement, comme à chaque fois, et dès son premier succès La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, l'auteur livre aussi une critique aiguisée de notre société, dépeinte avec acuité. Bien plus qu’un thriller, une œuvre de sociologie fascinante.

Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux

Un policier, ouvrage classique, qui a inspiré nombre de films ou séries, idéal aussi pour apprendre ou exercer sa connaissance de la langue française.

La quatrième de couverture

mystère chambre.jpeg

La porte de la chambre fermée à clef " à l'intérieur " les volets de l'unique fenêtre fermés, eux aussi, à " l'intérieur ", pas de cheminée. Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson et, surtout, par où l'assassin a-t-il pu fuir de la chambre jaune ? C'est le jeune reporter, Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par " le bon bout de la raison, ce bon bout que l'on reconnaît à ce que rien ne peut le faire craquer ", qui va trouver la solution de cet affolant problème aux termes d'une enquête fertile en aventures et rebondissements. Tenant en haleine le lecteur de la première à la dernière page, Le Mystère de la Chambre jaune, est devenu un classique du roman criminel.

La littérature adolescente (et pas que !) et les livres pour les petits

Le temps des miracles d’Anne-Laure Bondoux

Un livre qui permet de sensibiliser aux flux migratoires et aux réfugiés, problématiques très actuelles.

La quatrième de couverture

temps des mircales.jpeg

Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répéter : «jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité». Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au coeur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie.

Tobie Lolness de Timothée de Fombelle

Pour les ados qui ont besoin d’action, de vitesse et de rebondissements et qui souhaitent lire avec plaisir. Idéal aussi à partager en famille.

La quatrième de couverture

tobie.jpeg

Un millimètre et demi d'héroïsme !«Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge.» Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s'échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens…

Roule ma poule ! de Édouard Manceau

Roule-ma-poule.jpg

Pour faire découvrir la beauté et la musique de la langue française aux plus petits. Un cadeau également pour l’anniversaire d’un copain ou une copine.

Quatrième de couverture

C'est l'histoire d'une poule complètement maboule qui déboule en boule et qui roule ! Un album drôle, à destination des enfants entre 2 et 4 ans.


Les BD

L’arabe du futur de Riad Sattouf

Une bd mais surtout une histoire de vie, de double culture et de chocs culturels.

arabe du futur.jpeg

Quatrième de couverture

Un roman graphique où Riad Sattouf raconte sa jeunesse dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.

En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

L’Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.

Les nombrils

Il s’agit d’une série de bande dessinée québécoise humoristique, scénarisée par Dubuc et Delaf et colorisée par Ben BK.

La quatrième de couverture du premier tome

nombrls.jpg

Pour qui tu te prends ?

Si vous les aimez autant qu'elles s'aiment, vous allez les adorer !

Jenny et Vicky sont les pires chipies que la Terre ait portées. Elles se prennent pour le nombril du monde et pour peu, elles le seraient vraiment. Avec leurs vêtements sexy, leur maquillage provocateur et leur coiffure toujours impeccable, partout où elles vont, les regards sont hypnotisés, la musique s'arrête. On ne voit et on n'entend plus qu'elles.

Et heureusement ! Parce que Jenny et Vicky sont prêtes à tout pour être le centre d'attraction. Leur amie, la trop grande Karine, l'apprend à ses dépens lorsqu'un certain Dan s'intéresse à elle. Jenny et Vicky ne sont pas du genre à accepter la compétition ! Les lettres de Dan n'arriveront jamais à destination, ses invitations tomberont toutes mystérieusement à l'eau.

Pauvre Karine ! Dans un monde qui privilégie l'enveloppe plutôt que son contenu, elle ne peut qu'être le souffre-douleur des deux autres. Et si un jour Karine s'émancipait ? Qu'adviendrait-il de ce trio dépareillé ? L'amitié survivrait-t-elle ?

Divers

On parle aussi, entre autre, de Jacques Tardi.

Toutes les infos sur le festival de la BD organisé à Munich et Erlangen :

N’hésitez pas à partager avec nous vos découvertes et recommandations estivales en commentaires !

Je vous souhaite des passer des moments reposants, ressourçants et inspirants et je vous retrouverai avec plaisir fin aôut.

Bonne écoute !

Pour envoyer un message à Cécilia et découvrir la librairie :

  • le site de la librairie

  • les horaires et l’adresse : Georgenstr. 43 , 80799 München
    Lundi : 14h - 19h
    Mardi au vendredi : 11h - 19h
    Samedi : 11 - 17h

  • le numéro de téléphone : 089 1892-8437

  • l’adresse mail : info@librairie-francaise-munich.de

  • la page Facebook

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

Emmanuelle, de l'Éducation Nationale à Colancing

Pour écouter ce double épisode sur votre smartphone, sélectionnez l’appli de votre choix (attention, il y a deux parties !) :

emma2.png

Dans ce huitième épisode, je rencontre Emmanuelle et nous nous éloignons un peu de Munich car notre invitée vit à Augsburg ! J’ai fait la connaissance d’Emmanuelle il y a quelques mois alors qu’elle lançait Colancing, un concept de COWORKING ONLINE pour les Freelances dont nous parlerons dans la 2ème partie de ce double épisode. 

Aujourd’hui, vous allez pouvoir écouter la naissance et le parcours riche et originale d’une entrepreneuse. Avant cela, Emmanuelle était professeur des écoles. C’est au cours de sa première expatriation en famille qu’elle a sa première idée d'entreprise : exporter du Nutella en Corée.

Alors qu’elle fait partie de la short-list d’un concours régional à son retour en France pour rejoindre un incubateur et donner vie à son idée, Emmanuelle retourne à l’enseignement : pour elle, son idée est validée, ça lui suffit et elle ne se sent pas prête à faire le grand pas.

C’est lors de sa seconde en expatriation en famille - cette fois-ci en Allemagne - qu’elle franchit le cap et cela n’a plus rien à voir avec le Nutella. Si vous voulez entendre ce récit inspirant, écoutez la suite. On y parle de conjoint suiveur, de formation en ligne, de code, d’agence web mais aussi et surtout de courage, de valeurs, de succès, de déception, d’association et de leçon à tirer ! 

Résumé de l’épisode, adresses et liens utiles

1ère partie

Des origines méditerranéennes 

Emmanuelle a beaucoup déménagé mais elle se sent chez dans le Sud de la France, à Aix en Provence en particulier. Elle prend goût à l’expatriation en partant travailler après le bac comme fille au pair en Angleterre. Quand elle rentre en France, elle fait des études de littérature anglophone et commence à travailler comme institutrice. 

nutellea.jpg

Première expat en famille : la Corée du Sud

Il faudra attendre plusieurs années pour qu’Emmanuelle, mariée et devenue entre temps maman de deux enfants, s’expatrie avec toute sa famille. Ce sera la Corée du Sud. Une expérience enrichissante et un choc de cultures.

C’est aussi à ce moment que germe en elle la première graine de l'entrepreneuriat. Elle constate que ce qui manque cruellement aux francophones expatriés, c’est la nourriture comme le fromage ou bien le nutella. Si le fromage est extrêmement difficile à exporter du point de vue de la législation, pourquoi ne pas se lancer avec le Nutella.

Quand elle rentre en France, elle travaille sur ce projet qu’elle présente à un concours d’innovation organisé par la région PACA. Et surprise : elle fait partie de la short-list des finalistes. Mais Emmanuelle ne se sent pas prête à se lancer et regagne les bancs de l’école.

Deuxième expat : l’Allemagne 

Une nouvelle opportunité de partir à l’étranger se présente et Emmanuelle et son mari décide de renouveler l’expérience, même si a priori, l’Allemagne ne fait pas rêver. Ils arrivent à Augsburg, ville située à environ 80 km à l’Ouest de Munich. Ses enfants rentrent à l’école internationale où Emmanuelle travaille ponctuellement. En parallèle, elle suit des cours d’allemand mais elle souhaite s’occuper. Grâce à une enveloppe offert au conjoint suiveur par la société de son mari, elle décide de suivre une formation en ligne. Elle n’a pas le choix : ce sera une école de code. 

Du code à la création d’une agence web

java.jpg

Emmanuelle suit pendant 2 ans une formation pour apprendre à coder. Il s’avère que cette dernière est assez obsolète et offre très peu suivi de la part des profs et aucune réelle interaction. Un regroupement s’organise avec d’autres élèves et ensemble il crée un projet communautaire : un site associatif qui leur permet de développer leur compétences en réel et offre gratuitement à des associations la possibilité de créer leur site internet. 

Grâce à cette expérience, elle a l’idée avec deux autres anciens élèves de s’associer et de créer l’école de code dont elles auraient rêvée. Après de long mois de développement, le projet voit le jour mais c’est en fait un échec car les trois associées ont complètement oublié la partie communication et financièrement, il est impossible de rectifier le tir. Elles décident finalement de pivoter et de devenir une agence web car elle reçoivent de nombreuses demandes de francophones résidant à l’étranger et qui leur demandent de réaliser des sites. Cette fois-ci, la formule fonctionne. 

La discorde

La société marche bien mais les revenus sont fluctants car ils dépendent de gros contrats rentrant de manière irrégulière. Il est donc nécessaire de trouver un produit qui puisse servir de cash-cow et assure une plus grande stabilité financière. Les trois associées décident alors d’ouvrir une boutique en ligne où elles vendent des plug-ins wordpress. Pendant ce temps, Emmanuelle suit une multitude de formations pour se familiariser avec le webmarketing et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le succès est retentissant. Se pose alors la question pour les associées de savoir quelle orientation donner à la société et c’est à ce moment que des tensions et divergences se font sentir. Emmanuelle ne se sentant pas  alignée sur ses valeurs décident de quitter la structure et de reprendre ses parts. Elle réussira certes à partir mais sans rien. 

Je lui pose alors la question de savoir ce qui aurait pu être fait pour éviter cet épisode. Pour elle, il est très important de parler dès le départ avec ses associés de sa vision en cas de réussite et d’échec, de prévoir des clauses selon les différents scénarios et d’aborder clairement tous les questions susceptibles de se poser. Plus on est proche, plus il est important de mettre les choses au clair dès le départ. 

2ème partie

Traversée du désert, introspection et résilience

Il faut quelques mois à Emmanuelle pour trouver une nouvelle idée et se relancer. À ce moment, elle se pose beaucoup de questions, elle écoute de nombreux podcasts et s’intéresse au développement personnel. Une chose est sûre : elle ne veut pas revenir au salariat. Mais pour reprendre le chemin de l’entrepreneuriat, il faut trouver une idée qui correspond à ses envies et valeurs. 

C’est dans le réseau d’entrepreneurs qui l’entoure qu’Emmanuelle va retrouver de l’énergie mais aussi sa nouvelle idée. Force est de constater que les personnes travaillant en freelance sont souvent très seuls, voir isolés et manquent parfois de confiance pour entreprendre de nouvelles choses. Par ailleurs, Emmanuelle a suivi ces dernières années de nombreuses formations en ligne qui lui ont permis de progresser et de constamment s’améliorer. L’idée s’impose à la fin de l’année 2018 : créer un espace de coworking en ligne pour les freelancers pour leur permettre de rompre leur isolement et s’entraider tout en leur offrant des formations régulières en direct sur différentes thématiques. 

La naissance et le développement de Colancing

colancing.jpg

Emmanuelle commence par créer un groupe fermé sur Facebook pour tester son idée. Sa première mission : réussir à dépasser les règles générales de ce type de groupe pour donner vie à un réel espace humain d’échange et d’entraide. Dès la création du groupe, le succès est au rendez-vous. 200 personnes le rejoignent en moins de 48 heures et Emmanuelle doit alors bloquer les inscriptions. L’entrée est alors gratuite mais l’objectif est monétiser ce service. Par ailleurs, Emmanuelle impose de réelles exigences afin d’assurer la qualité du groupe et la recette fonctionne. 

Le lancement officiel est prévu le 1er février mais Emmanuelle décide alors de se concentrer pendant quelques sur la communauté présente et de mettre à l’épreuve le système actuel. Facebook dispose des outils nécessaires et elle arrive au résultat escompté. En parallèle, elle crée le site et passe en mode payant au mois d’avril. 

Le concept

Colancing est un espace de coworking online qui regroupe une communauté de freelances dynamiques et bienveillants. L’abonnement mensuel permet d’accéder au groupe Facebook, plateforme d’échange et de d’aide entre colanceurs, aux événements en direct et en replay sur des thématiques variées (techniques mais aussi liées à l’organisation ou au développement personnel par exemple). C’est également un réseau qui permet d’entrer en contact avec différents experts selon ses besoins. Pour en savoir plus, je vous invite à lire toutes les informations sur le site colancing ou à contacer Emmanuelle via formulaire de contact, également sur le site. 

Les bonnes adresses d’Emmanuelle à Augsburg

Si toutes les adresses qui suivent se trouvent à Augbusrg, Emmanuelle nous conseille tout de même deux restaurant à Munich :

  • la Taverna Limani, près de Mangfallplatz, restaurant grec idéal pour manger du poisson et renouer avec les saveurs de la cuisine méditerranéenne ;

  • le fameux Café Glockenspiel avec sa vue imprenable sur la Marienplatz et les toits de Munich, une adresse pour bruncher avec des amis découvrant Munich avant de faire un tour dans la vieille ville.

Si vous avez envie de faire une escapade à Augsburg, voici de bonnes adresses à tester :

  • le restaurant Perlach Acht en plein centre ville qui propose une cuisine fait maison soignée ;

  • la visite de la Rathaus et de son plafond doré ;

  • le quartier des artisans dans la vieille ville et les nombreux canaux d’Augsburg (soit disant plus nombreux qu’à Venise !!) ;

  • la Fuggerei, le plus ancien quartier social encore existant au monde. Créé en 1516 par la famille Fugger, il fonctionne encore quasiment à l’identique aujourd’hui. Il se présente comme un petit village en plein centre-ville.

  • À l’intérieur se trouve également un bunker, l’occasion d’apprendre l’histoire de la seconde guerre mondiale du point de la population allemande.

  • pour prendre l’air au milieu de la nature sans trop s’éloigner de la ville, rendez-vous dans la Siebentisch Wald qui regroupe, entre autres, un zoo et un jardin botanique.

Enfin, en dehors d’Augsburg, Emmanuelle a un coup de coeur pour les Alpes et conseille de visiter les gorges (Klamm en allemand), en été comme en hiver :

Bonne écoute !

Pour envoyer un message à Emmanuelle et découvrir Colancing :

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

1ère partie

2ème partie

Mikaela et les Toastmasters de Munich

Pour écouter l’épisode sur votre smartphone, sélectionnez l’appli de votre choix :

Mikaela - Toastmasters - Munich

Dans cet épisode un peu particulier, je rencontre Mikaela. Nous ne parlons pas de son parcours comme habituellement, mais nous concentrons sur la présentation du club qu’elle représente : les Toastmasters de Munich aussi connu sous les noms de CRFM (club de rhétorique français de Munich) ou de Francs parleurs.

Contrairement à ceux que de nombreuses personnes pensent il ne s’agit pas d’une troupe d’improvisation ou bien de réunion informelle. Les Toastmasters forment une association qui remonte à 1932 et dont l'objectif est d'aider, de manière extrêmement structurée et via l’entraide, ses membres à améliorer leurs compétences en matière de communication et de leadership via la prise de parole en public.

Nous parlons - entre autres choses - de l’association, de son organisation internationale, du déroulement d’une séance et des avantages pour les membres. Enfin, Mikaela nous partage son expérience et nous donne des astuces pour être à l’aise oralement.

Au delà d’une présentation du club, c’est l’occasion d’éclairer sous un angle particulier un sujet bien plus large : faire face à une peur (dans notre cas la prise de parole en public). Nous parlons bien entendu d’un danger imaginaire et pas d’une peur réellement fondée. Comment y parvenir et dépasser notre phobie ? En forgeant, en répétant, en s’entraînant… tout cela dans un contexte de groupe, avec des retours constructifs et beaucoup de bienveillance… comme c’est le cas avec les Toastmasters.

Résumé de l’épisode, adresses et liens utiles cités dans l’épisode !

Les Toastmasters, une organisation internationale

D’origine franco-maltaise, Mikaela vit depuis 9 ans à Munich et est mariée avec un Bavarois. Mais nous parlons pas en détail de son parcours car l’objet de cet épisode est de présenter le club français des Toastmasters de Munich dont elle est la responsable de la communication.

Il s’agit d’une organisation mondiale dont le siège se trouve au Colorado regroupant actuellement plus de 350 000 membres à travers le monde et comptant plus de 16 000 clubs répartis dans 143 pays. Son objectif est d’aider ses membres à développer leurs compétences en matière de communication et leadership.

A Munich, il existe plusieurs clubs germanophones, anglophones et un seul club francophone. Ce dernier permet également à chacun de s’entraîner à la prise de parole en public en français et ainsi de gagner en confiance. Les membres se réunissent les deuxième et quatrième mardis du mois à 19h30. Il est possible d'assister à chaque séance gratuitement et sans engagement. 

Le déroulement d’une séance

Mikaela nous parle de sa rencontre avec le club via une recommandation de son manager de l’époque. Elle est aussitôt impressionnée par l’organisation et la structure de la séance : rien à voir avec une prise de parole ouverte informelle ou bien des sessions d’improvisations. En effet, chaque séance suit une un déroulement bien précis :

La jolie ville de  Tübingen  (en français Tubingue)
  • une intro ou un brise-glace du président de séance

  • une série d’improvisations

  • deux ou trois discours préparés

  • les évaluations menées par un évaluateur général et un feedback écrit de chaque participant

  • les évaluations objectives sous la responsabilité de 3 membres : un grammairien, un compteur de turlutènes et un chronomètre (le maître du temps).

La séance dure deux heures avec une pause de 15 mn. Tous les rôles sont organisés en amont via une plateforme de gestion. Pour plus de détails, rendez-vous sur le site : crfm.de. Pour information, la cotisation est semestrielle et s’élève à 60 euros.

Le parcours au sein de l’association

Le club permet, contrairement à un séminaire ou à une formation de prise de parole, de pratiquer régulièrement tout ce que l’on peut apprendre de manière théorique. Dale Carnegie recommande même à la suite de ses formations d’aller pratiquer chez les Toastmasters.

L'apprentissage Toastmasters est fondé sur la répétition de 4 compétences :

  • voir et entendre quelqu'un pratiquer ;

  • voir et entendre le retour sur ce qui a été fait (points forts et suggestions concrètes d'amélioration) ;

  • pratiquer soi-même 

  • et faire soi-même un retour sur ce qui a été fait.

Il n'y a pas de professeur et tous les adhérents sont encouragés à prendre l'ensemble des rôles disponibles afin d'évoluer. Les manuels proposent une méthode progressive et l'adhérent est laissé libre de choisir son rythme afin que celui-ci corresponde à ses propres objectifs. De plus, chaque nouvel adhérent se voit attribuer un mentor qui l'aidera à comprendre le fonctionnement du club, préparer ses interventions et atteindre ses objectifs. L'objectif de chaque évaluation est que l'orateur fasse une expérience positive à chaque fois qu'il prononce un discours grâce aux retours bienveillants et constructifs de différentes personnes présentes. 

Auparavant, les manuels du « Communicateur Compétent » et du « Leader Compétent » constituaient la base de la méthode Toastmasters. Mais d'ici 2020 l'ancien système sera complètement remplacé par une nouvelle formation disponible en ligne et qui se veut mieux adapter au monde actuel. Cette nouvelle approche, nommée Pathways, permet de choisir entre différents parcours en fonction de ses objectifs : présentation, différents types de leadership, animation et modération de réunions, etc.

Quelques anecdotes

Mikaela nous fait part de trois anecdotes concernant différents discours qu’elle a du prononcer :

  • un discours où elle était sous l’emprise du trac mais pour lequel elle a eu un feedback très bienveillant,

  • un discours au cours duquel elle s’essaie à un ton très didactique et grâce auquel elle découvre que ce style n’est pas son point fort

  • et un discours humoristique “The Roast” où elle “passe au barbecue” (se moque de manière sympathique) de son mari qui s’avérera être un succès. Vous pouvez l’écouter ci-dessous.

Les conseils de Mikaela pour prendre la parole

Tout d’abord, il faut prendre le temps de bien respirer en prenant, par exemple, une série de grandes inspirations et expirations. Ensuite, mettez-vous débout, les mains sur les hanches et grandissez-vous un maximum. Le simple fait de changer sa posture, même deux minutes, suffit à augmenter sa confiance en soi. Si vous voulez en savoir, je vous encourage vivement à visionner le discours TedX d’Amy Cuddy auquel Mikaela fait référence.

Quand on a un trou de mémoire, il est important de ne pas paniquer et de se souvenir de l’idée qui suit la pensée et de se recentrer sur le message principal qu’on souhaite faire passer à l’auditoire.

Les adresses de Mikaela

Mikaela se sent chez elle à Lehel et Ludwigvorstadt. Concernant les restaurants et les bars, elle nous conseille : 

  • la Weltwirtschaft, le Biergarten de la Eine Welt Haus, simple et sans chichi et idéal pour boire un verre ou manger un bout après une séance,

  • le restaurant Louis cuisine pour une soirée entre amoureux et une cuisine gastro,

  • pour prendre un verre à côté, le bar Roosvelt,

  • pour manger italien, le restaurant La Stanza,

  • un restaurant bavarois avec une approche moderne près du métro Ruppertstrasse : le Goldmarie

  • et pour finir sur une note sucrée : les macarons de Maelu.

Un des lieux coups de coeur est l'Asamhof, en plein centre de Munich, où on trouve plusieurs cafés et boutiques sympathiques. 

Pour une sortie à l'extérieur de Munich, Mikaela nous parle de l'incontournable château de Neuschwanstein. Un conseil : réserver en avance les tickets en ligne pour éviter de faire la queue et si vous prévoyez de visiter plusieurs chateau, il y a un pass.

Enfin, elle nous parle de deux événements organisés par des Toastmasters et en rapport avec la prise de parole en public :

  • le Comedy Club Munich qui invite des comédiens internationaux venus des États-Unis, du Canada, d'Irlande et d'Allemagne au Stand-up Comedy Show. Chaque comédien prépare un nouveau numéro pour ce spectacle de stand-up collaboratif.

  • The Storyteller’s night qui organise régulièrement des soirées où des personnes partagent sur scènes vraies, qu'elles ont personnellement vécues.

Pour finir le discours complet de Mikaela dont un extrait a servi d’introduction à cet épisode :

Pour envoyer un message à Mikaela et contacter les Toastmasters :

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

Carine ou le récit d'un parcours de vie

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone (attention, il y a deux parties) :

60350449_1042298572825939_8124855089144791040_n.jpg

Ce week-end, je partage avec vous le sixième épisode du podcast, divisé en deux parties.

J’y rencontre Carine et, contrairement à d’habitude, on parle peu de Munich, même si la ville reste toujours là, décor propice aux moments charnières. Il s'agit en fait du récit d'un parcours de vie, ce qui explique en partie la longueur. 

Dans la première partie, on commence par les débuts. On parle de l'enfance de Carine en Lorraine, de son coup de foudre pour la langue allemande, de sa rencontre avec l’Allemagne et avec un allemand, son ex-mari. Elle nous raconte ses nombreux déménagements (Reutlingen, Nuremberg, Belfort, Francfort, Lausanne et j’en passe), ses premiers jobs, son coup de coeur pour la Suisse et sa première étape à Munich. 

Dans la seconde partie, Carine nous raconte son arrivée à contre coeur à Wintherthur et comment se passe finalement le retour définitif à Munich. On aborde les difficultés, sa séparation et - je me permets de le dire - sa renaissance, tout du moins le sentiment d’avoir trouvé sa place.

À la fin du podcast, vous découvrirez le lieu ressource de Carine, une excellente adresse pour profiter des beaux jours au bord d’un.

Comme d’habitude, vous retrouverez ci-dessous dans les notes de l’épisode.

Résumé de l’épisode, adresses et liens utiles cités dans l’épisode !

1ère partie

Une enfance lorraine et un coup de foudre pour la langue allemande (1mn50-10mn)

La jolie ville de  Tübingen  (en français Tubingue)

La jolie ville de Tübingen (en français Tubingue)

Carine naît en lorraine dans une famille franco-polonaise. Elle nous parle de ses parents, de l’ouverture de sa famille dans un contexte d’après-guerre - la première petite amie de son père est allemande et il épouse un polonaise - et surtout de sa première rencontre avec l’allemand, lors d’un cour en classe 6ème. C’est un véritable coup de foudre et elle n’aura de cesse, par la suite, que de maîtriser cette langue et de partir s’installer dans ce pays. Le rêve va d’ailleurs rapidement devenir réalité.

Grâce à une de ses professeurs, elle fait un premier échange au lycée dans une famille allemande à Tübingen et c’est un second coup de foudre. Elle décide très vite de là elle veut étudier après le bac : dans une école de commerce franco-allemande avec un campus en Allemagne, à Reutlingen, pas de loin de Tübingen. Le hasard - ou plutôt le destin - fait bien les choses.

Départ en Allemagne et études (10mn-13mn30)

Après un an de prépa, Carine part en septembre 1991 en Allemagne pour intégrer la Fachhochschule Reutlingen. Les premiers moments s’avèrent difficiles : il faut suivre le rythme, s’adapter à l’enseignement allemand plus participatif et pratique qu’en France et surtout acquérir un niveau de langue suffisant pour pouvoir suivre les cours. Carine s’accroche, décroche son premier stage en marketing chez Schwan-STABILO à Nuremberg, revient à Reutlingen et passes ces deux dernières années d’études sur le campus en France. Entre temps, elle fait la rencontre de son futur mari.

De Belfort à Francfort, de Francfort à Genève et de Genève à Munich… (13mn30-20mn30)

Carine commence à travailler à Belfort dans la vente chez Mars pendant que son futur mari finit ses études au Canada. À son retour, ils se marient et partent s’installer ensemble à Francfort en juin 1998. Ils y restent deux ans. Au début, Carine donne des cours de français dans des écoles privées et se réoriente dans le domaine de la pub. Nouvelle mutation de son mari : ils arrivent à Genève.

Carine prend son temps et profite de la vie genevoise mais bien vite, elle ressent le besoin de travailler. Ce sera à nouveau dans le secteur de la pub, en agence. Un choc culturel mais qui au final la conduit à avoir un déclic : elle apprend à changer de rythme et vivre moins stressée. Elle découvre également la Suisse alémanique au départ via les clients de l’agence où elle travaille et sa responsable. Cette expérience est à la fois riche et agréable mais Carine se sent déconnectée des francophones qui l’entourent. Cette étape dure 3 ans jusqu’à ce que son mari accepte une proposition de travail à Munich.

La première étape à Munich (20mn30-26mn30)

Carine s’installe pour la première fois dans la capitale bavaroise en 2004 (elle y était venue un week-end pendant l’Oktoberfest pendant ses études à Reutlingen), elle ne travaille pas et tombe enceinte de son premier enfant. Habitant un peu l’extérieur de la ville, à Waldtrudering, et jeune maman, elle se sent isolée et sa langue natale lui manque. D’autant plus que les premiers mots de son fils sont en allemand.

Elle a alors l’idée de poser des affichettes dans son quartier pour fonder un Krabbelgruppe (littéralement "groupe à quatre pattes", un groupe de jeu rassemblant des mamans avec leurs enfants de moins de 3 ans généralement) avec des mamans francophones. C’est cette initiative qui lui permet de rencontrer celles qui sont aujourd’hui ses amies munichoises. Elle se recrée un petit noyau à Munich mais au bout de 4 ans, l’appel de la Suisse romande, la “Sehnsucht” (nostalgie) est trop forte et elle demande à son mari d’y retourner. Il trouve un travail à Lausanne et ils partent s’installer dans la région à Divonne.

Retour en Suisse romande (26mn30-31mn30)

Le lac de Genève

Le lac de Genève

Carine est enceinte de son second fils et ne souhaite pas retravailler immédiatement. Une nouvelle fois, elle doit repartir de zéro. Elle se consacre entièrement à ses enfants mais ressent à nouveau le besoin de travailler. Elle retourne travailler dans le secteur de la pub pour un ancien collègue qui a monté sa boîte à Genève, puis à Lausanne avec son ancienne responsable. Mais, elle se rend rapidement compte qu’être maman l’a changé et qu’elle n’est plus à sa place dans ce milieu. Elle décide de démissionner.

Entre-temps, en 2010, son mari lui annonce que sa société est restructuré qu’il va être muté à Zurich. Carine, elle, attend son troisième enfant et décidé de rester sur place. Une fois sa fille née, la famille décide de s’installer au complet en Suisse alémanique.

2ème partie

L’étape Wintherthur (1mn30-3mn)

Le départ pour Wintherthur se fait vraiment à contre coeur. Mais, Carine trouve les ressources pour s’adapter à nouveau et se recrée un cadre de vie agréable. Elle prend des cours de suisse allemand et les portes commencent à s’ouvrir, au point qu’elle ne veut plus partir. Elle travaille dans une librairie, chante dans une chorale… Mais son mari se fait licencier dans l’année qui suit en 2014 et décide de monter sa boîte. Ils ont partir de la Suisse car ils n’avaient plus de permis de séjour. La seule option qui leur semble envisageable est de revenir à Munich.

Le retour à Munich : divorce, galère, résilience et renaissance (3mn-10mn)

Olchinger See - Crédits :  Richard Huber

Olchinger See - Crédits : Richard Huber

Carine revient à Munich car ils connaissent la ville et sa belle-soeur est sur place. Elle leur trouve d’ailleurs une maison à Gröbenzell, à une centaine de mètres de chez elle. Le retour est difficile pour de nombreuses raisons et Carine se sépare de son mari à la fin de l’année 2016. Cette décision radicale et douloureuse va lui permettre de se consacrer sur ces envies. Pour la première fois, elle fait aussi le choix de s’installer pour de bon à Munich afin de pouvoir se créer son cocon tout en offrant un cadre stable à ses enfants.

Sa solution pour se sentir enfin chez elle ? Questionner et identifier les choses qui la rendait heureuse en Suisse et les retrouver à Munich. Elle cultive l’art de la détente et de prendre son temps. Elle apprend à aimer le lieu dans lequel elle est en se l’appropriant et en trouvant des endroits où elle peut se ressourcer comme c’est le cas du lac d’Olching qui est à deux pas de Gröbenzell.

Travailler ou devenir coach ? (10mn-15mn)

En parallèle, Carine recherche du travail mais avec des perspectives peu encourageantes. Passionnée depuis longtemps par le coaching, elle ne s’est jamais sentie légitime pour en faire un métier. Pour y parvenir, elle attend d’avoir suffisamment d’expérience et d’être entourée de personnes compétentes. Ces deux facteurs sont désormais réunis et elle prend la décision de réaliser son rêve en devenant coach plutôt que de reprendre un travail ou bien de déménager dans une autre région moins onéreuse.

La formation de coaching et le projet de Carine (15mn-26mn)

Carine suit la formation de Veit Lindau et commence à créer son activité. Elle souhaite coacher des personnes qui ont vécu des situations similaires aux siennes que ce soit devoir mettre un trait sur sa carrière, vivre une relation déséquilibrée, affronter un divorce, etc. Pour elle, ce sont la plupart du temps des femmes avec un énorme potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Sa mission est de les accompagner, de les aider à se relever et de leur donner des ressources pour qu’elles puissent pleinement s’épanouir.

Carine nous donne quelques conseils : il est important d’accepter sa détresse et d’aussitôt s’entourer de personnes ressources bienveillantes. En rencontrant des personnes vivant les mêmes épreuves, il est possible de relativiser et de se remettre dans l’action.

Le lieu ressource de Carine (26mn-31mn)

Nous clôturons l’interview de manière un peu différente avec cette fois-ci un seul et unique endroit mais qui offre plusieurs possibilités :

Haus am See au bord de l’Olchinger See

Haus am See au bord de l’Olchinger See

  • le lac d’Olching (Olchinger See) : situé à 20 km de Munich, cette étendue d'eau a été créée en 1940 et en 1969 une zone de loisirs de 25,3 ha a été développée. En plus d'une promenade circulaire, 5,3 hectares d'espace sont dédiés à la bronzette. Au Sud du lac, des espaces pour faire un barbecue sont aménagés et en hiver, il est parfois possible de patiner sur le lac gelé. Une idée de sortie quelle que soit la saison !

  • On y trouve également un restaurant italien assez chic, la Villa Romantica. Pour une ambiance plus décontracté, l’établissement dispose également d’un Biergarten en plein air et d’une gelateria.

  • Le Kiosk Haus am See est un petit paradis auquel on accède en traversant un petit ponton. On y trouve des hamacs, des sièges confortable, du sable fin et une jolie vue sur le lac. Idéal pour manger un snack, boire un verre tout en assistant à un concert. Bref, une adresse à noter !

Pour envoyer un message et contacter Carine :

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

1ère partie

2ème partie

Juliette, de l'économie à la psychologie des relations

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone :

Dans ce cinquième épisode, je donne la parole à Juliette. ”Heilpratiker für Psychotherapie” et coach, elle est spécialiste des sujets liés aux relations - amoureuses mais pas que - (“Beziehungsthemen” en allemand) .

C’est aussi la première munichoise du podcast. D’origine franco-allemande, elle naît et grandit à Munich. À 16 ans, elle part en France pour finir sa scolarité dans un lycée international. La suite semble évidente : école de commerce et premiers jobs en entreprise. Mais elle sent qu’il lui manque quelque chose.

Dans cette interview, on parle de doutes, de permission et de vocation. C’est aussi l’occasion d’aborder un sujet parfois un peu tabou : la psychothérapie. Juliette nous explique certaines spécificités allemandes et nous livre quelques clés sur la manière de vivre mieux ses relations.

Le parcours de Juliette est inspirant et je la remercie pour sa franchise et son engagement. S’il n’y avait que deux leçons à retenir, les voici : tout d’abord donnez vous la permission d’écouter vos doutes et de les explorer; enfin, entourez-vous des bonnes personnes pour ne pas passer à côté de votre vie, ou du moins de votre vocation !

À la fin du podcast, vous découvrirez toutes ses bonnes adresses que vous retrouverez, comme d’habitude, ci-dessous dans les notes de l’épisode.

Résumé de l’épisode & adresses et liens utiles cités dans l’épisode !

De Munich au Sud de la France et Paris (1mn50-6mn)

Juliette naît et grandit à Munich au sein d’une famille franco-allemande, avec un papa alsacien et une maman allemande. À 16 ans, elle décide de partir dans le Sud de la France pour poursuivre sa scolarité dans un lycée international. Cette période est à la fois difficile (il faut s’adapter au rythme des cours en France !) et extrêmement enrichissante grâce au milieu international et multi-culturel. Après un BAC ES, son parcours semble tout tracé : elle monte à Paris à l’American University pour poursuivre des études commerciales.

Retour en Allemagne et doutes (6mn-9mn30)

Fraîchement diplômée, Juliette retourne en Allemagne où elle vient de décrocher son premier emploi dans une start-up berlinoise spécialisée dans l’impression de livre photos en ligne. Tout se passe plutôt bien mais elle sent qu’il lui manque un “pourquoi” à ce qu’elle fait. Suite à une rupture amoureuse, elle décide donc de changer d’entreprise et elle rentre à Munich pour travailler chez Danone. Les conditions sont excellentes mais Juliette remarque, encore une fois, que le manque de sens est toujours présent. Ce qui était au départ de vagues doutes se transforme en une crise plus profonde.

Trouver sa voie (9mn30-13mn)

Photo by  Dominika Roseclay  from  Pexels

Juliette n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire. Pour sortir de cette crise, elle décide de se “donner la permission de réfléchir hors de sa zone de confort, de ce qu’elle connaissait, de ce qui était visible”. Elle s’intéresse à différents sujets qu’elles creusent dès qu’ils suscitent chez elle un intérêt et rencontre des personnes inspirantes… Le déclic se produira finalement chez elle en parcourant un classeur. Dans ce classeur, Juliette collectionne depuis toute petites des articles qui l’ont marqués. En les relisant, elle se rend compte qu’ils ont tous un sujet en commun : les relations. Il ne reste plus que quelques pas à faire pour aboutir à la psychologie des relations.

La formation de psychologue (13mn-21mn30)

Pour devenir psychologue en Allemagne, il y a 3 grands cursus : faire médecine avec une spécialisation, l’université de psychologie ou bien les écoles spécialisées offrant une formation de Heilpraktiker. Juliette choisit cette dernière voie. Après une première formation, elle décide de se spécialiser en thérapie systémique. Cette thérapie met l’accent entre autres sur les relations, et en particulier les interactions, qu’une personne a avec son entourage. Ensuite, il ne reste plus qu’à se lancer !

Le choix du thérapeute, les relations amoureuses et la thérapie de couple (21mn30-36mn30)

On aborde ensuite différentes questions en rapport avec la psychothérapie. Tout d’abord, il est extrêmement important de choisir un thérapeute avec qui le courant passe et on se sent à l’aise. En effet, selon un étude, la réussite du suivi dépend à 40% de cette relation. Pour cela, il faut s’écouter.

Photo by  burak kostak  from  Pexels

Photo by burak kostak from Pexels

Juliette exerce dans trois langues (en allemand, en français, en anglais). Elle remarque que ces patients français ont tendance à être plus sceptique sur le processus. L’éducation française peut être parfois plus rigide que celle des allemands. Ensuite, les expatriés ont des problématique qui leur sont propres : il y a plus de difficultés à s’intégrer et la solitude peut rapidement devenir envahissante.

On parle également du sujet de la séduction en Allemagne, des regards, de la timidité et des sites aux solutions miracle. Juliette nous met en garde contre ses fausses promesses. Pour elle, les personnes savent généralement très bien ce qu’elle doivent faire pour nouer ou améliorer une relation. Ce qui les bloquent, ce sont plutôt les programmes qu’elles ont appris dans leur enfance et qui reste ancrés.

Dans le cadre de la relation de couple, la communication est souvent le coeur de problème, en particulier quand le couple est ensemble depuis longtemps. En effet, chacun pense connaître l’autre parfaitement car ce n’est souvent pas le cas et on a tendance à oublier que les gens changent avec le temps.

Les bonnes adresses de Juliette (36mn30-46mn)

Comme le veut l’usage, nous clôturons l’interview avec les adresses préférées de Juliette :

Sans titre (4).png
  • pour un déjeuner à midi au soleil : Fish Witte également sur le Viktualienmarkt qui est à la fois un restaurant et un magasin de poisson.

  • pour un dîner entre amoureux, la terrasse du Louis Grillroom à côté du Viktualienmarkt offre un cadre romantique et discret et permet de déguster des plats à base de viande grillée. Option végétarienne également possible. Notez qu’il est préférable d’y aller quand il fait beau car la terrasse mérite vraiment le détour.

  • une autre adresse classique mais dans un joli cadre à côté du Hofgarten : le restaurant / bar Schumman’s qui est fréquenté par des clients divers et variés. Une institution à Munich.

  • deux adresses coup de coeur dans Glockenbach : la boutique de mode Kauf dich glücklich et les librairies en face qui proposent de beaux livres à offrir.

  • pour en apprendre plus sur Munich et la culture locale : Monaco Franze. Le personnage principal, Monaco Franze, est un ancien détective de la police de Munich. Il aime sa ville et sa femme Annette (et les autres femmes). Cette dernière aime également son mari, même si elle vient d'une classe sociale plus élevée et qu'elle fréquente des personnes de son rang qui méprisent Monaco. Ce contraste conduit souvent à des situations et dialogues particulièrement drôles. La série est très populaire en Bavière, en raison de ses personnages hauts en couleurs, des nombreuses références à Munich (lieux, restaurants, etc.) ainsi que des dialogues et citations en dialecte bavarois qui sont passé - pour certains - dans le langage courant. Bref à découvrir sur YouTube ou sur une plateforme dédiée aux séries.

  • une adresse à l’extérieure de Munich un peu moins connue à côté de Chiemsee : se rendre à Trutlaring et descendre l’Alz en bateau gonflable. On peut y passer la journée, s’arrêter pour pique-niquer et tout à faisable avec des enfants également. Vous trouverez tous les infos sur le site.

Pour envoyer un message et contacter Juliette :

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

Marianne, fondatrice du Yoga Atelier

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone :

Dans ce quatrième épisode, je rencontre Marianne.

Marianne, c’est quelqu’un qui occupe une place particulière dans mon coeur. On s’est rencontré au printemps 2015 alors que j’étais enceinte de mes jumelles. Elle proposait alors un cours de yoga en français pour futures mamans. Le lien s’est aussitôt tissé entre Marianne et les différentes femmes présentes.

Grâce à ce cours de yoga, j’ai rencontré des amies avec lesquelles j’ai partagé cet intense voyage qu’est la maternité et qui sont encore à mes côtés aujourd’hui.

Par ailleurs, pendant cette période qui allait s’avérer particulièrement difficile pour moi, Marianne m’a accompagné avec bienveillance et douceur, deux qualités qui lui sont propres.

Je voulais profiter de cette interview pour en savoir un peu plus sur le parcours de Marianne et vous présenter toute son offre que je recommande vivement aux femmes francophones en particulier, mais pas que !

À la fin du podcast, vous découvrirez toutes ses bonnes adresses que vous retrouverez, comme d’habitude, ci-dessous dans les notes de l’épisode.

Résumé de l’épisode & adresses et liens utiles cités dans l’épisode !

De Paris à Munich (1mn30-4mn20)

Marianne est née et a grandi à Paris. Elle y rencontre à 29 ans, au cours d’une soirée, son futur mari. Ce dernier vit en Allemagne à Munich et leur relation commence par des allers-retours entre les deux villes. Par amour, Marianne décide de tout quitter et de rejoindre son coup de coeur dans la capitale bavaroise.

Les débuts munichois (4mn20-6mn15)

La première chose que se souvient avoir fait Marianne à Munich c’est de partir en vacances en Italie. Elle y apprendra sa première grossesse. Les étapes classiques s’enchaînent : mariage, accouchement, etc. Et elle s’épanouit dans son rôle de maman au foyer et prend ses marques en Allemagne. Au moment où elle a un peu plus de temps pour elle, elle décide de prendre des cours pour devenir professeur de yoga.

Naissance et développement de l’Atelier Yoga (6mn15-11mn50)

L’Atelier Yoga se développe pas à pas. Marianne commence par donner quelques cours de yoga en français chez elle pour ses amies, moyen pour elle de s’entraîner à enseigner. Le fait de pratiquer dans sa langue maternelle plaît tout de suite aux participantes. Devant l'engouement rencontré, Marianne décide de se lancer de manière professionnelle. Elle commence par sous-louer une salle et proposer plusieurs cours. Elle étend alors au fur et à mesure son offre et dirige désormais sa propre salle depuis 6 ou 7 ans..

Elle souligne l’importance de se sentir soutenue et encouragée pour continuer à avancer dans son projet.

Les différents cours (11mn50-17mn)

Dans son atelier situé dans la Blütenstrasse à Maxvorstadt, Marianne propose une large offre :

  • des cours de yoga classique Hatha en français et en allemand,

  • des cours de yoga “restorative” orientés sur la détente profonde et des positions maintenues pendant plusieurs minutes,

  • des séances de méditation,

  • des cours de yoga et des ateliers ponctuels pour les enfants en partenariat avec l’association FranzMünchen.

Pour tous les détails, rendez-vous sur le site ou bien sur la page Facebook du Yoga Atelier.

L’accompagnement des futures mamans (17mn-26mn)

Marianne est également préparatrice à l’accouchement et peut accompagner les femmes lors de leur accouchement.  Pour en savoir plus, vous pouvez jeter un coup d’oeil sur cette page.

Pour les femmes enceintes, elle propose également des cours de Yoga adaptée à le centre périnatal et familial (“Beratungstelle”) situé près de Goetheplatz dans la Häblerstrasse 17. Il s’agit d’un centre d' accueil indépendant répondant à toutes les questions relatives à la parentalité et qui a pour objectif de soutenir les femmes avant et après l’accouchement. Vous trouverez plus d’informations sur les services proposés sur le site.

Parmi les conseils qu’elles donnent, elle souligne l’importance de se créer un réseau et de ne pas rester isolée. En effet, la venue d’un enfant alliée à l’expatriation est une période forte en émotion et qui peut être difficile. En s’entourant de professionnels et de femmes traversant les mêmes épreuves, il est plus facile et agréable d’affronter ce changement.

La venue de Tana Varmu à Munich (26mn-34mn)

tanu.jpg

Le week-end du 10-12 mai, Marianne reçoit Tanu Varma dans son atelier pour une série de 3 workshops : yoga traditionnel le vendredi et samedi, cours de tatouages au henné le samedi et rituel aruyvédique pour les femmes enceinte le dimanche. Tous les ateliers sont en langue anglaise.

Tous les bénéfices seront intégralement reversé à l’association créée par Tanu. Yogadharnendra est une ONG qui éduque les enfants défavorisés en leur proposant diverses activités pour développer leur personnalité et leurs valeurs morales. Lancée 2010, près des rives du "Holy Ganges" dans la petite ville de Rishikesh, dans l’Utrakhand en Inde, elle ne regroupait au départ qu’une dizaine d’enfants issus des bidonvilles de Rishikeh. Aujourd’hui, ils sont plus de quarante cinq. L’objectif principal de l’ONG est de dispenser une éducation de base aux enfants, qui n’en auraient pas les moyens en raison de ressources insuffisantes et de la pauvreté et de leur permettre ainsi d’accéder à un meilleur avenir.

Les bonnes adresses de Marianne (34mn-43mn)

Nous concluons l’interview avec les adresses préférées de Marianne :

  • pour un dîner entre amoureux, on parle du Belleville mais qui est fermé désormais. Dans le quartier de Maxvorstadt, elle nous conseille le restaurant Pure Wine and Food  qui propose une cuisine de saison et des vins naturels. Jolie terrasse pour les beaux jours.

  • pour déjeuner sur le pouce : le Gartensalon propose de copieux petits-déjeuners et un plat unique le midi et dispose d’une terrasse cachée dans l’Amalienpassage. On peut y profiter des premiers rayons de soleil le matin. Autre adresse : Marianne nous parle aussi du des pizzas Gegenüber sur la Barer Strasse.

  • une autre adresse un peu secrète pour le déjeuner : le café du centre de périnatalité Häberlstrasse 17.

  • pour déjeuner avec les enfants : encore une fois, on parle de Biergarten. Le préféré de Marianne se situe sur la Wiener Platz à Haidhausen sous les châtaigniers.

  • pour faire ses courses : on parle du marché de producteurs locaux sur la Josephplatz tous les mardis et du magasin bio Echt Bio.

  • les boutiques : Kunst und Spiel pour des idées cadeaux pour les enfants, Manufactum pour des cadeaux déco pour les amis par exemple

  • une activité à faire le week-end : les ateliers créatifs de musée proposés pour les enfants pour leur faire découvrir l’expo actuelle

  • un excursion en dehors de Munich : Fishmeister à Starnberger See pour manger et faire une ballade digestive ou bien Riegsee pour passer un week-end à la ferme et au bord de l’eau

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

Marie Charlotte, de working mum parisienne à Mademoiselle Munich

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone (attention, il y en a deux) :

Ce troisième épisode me tient particulièrement à coeur car j’aimerais en profiter pour faire un clin d’oeil et remercier une des personnes qui m’a donné l’idée de Dessine-moi Munich : Siham Jibril, la fondatrice de Génération XX. Ce podcast présente des femmes fortes et inspirantes qui ont le courage d’entreprendre et Marie-Charlotte, que j’interviewe aujourd’hui, en fait partie. La boucle est bouclée.

Avant d’arriver à Munich, Marie-Charlotte vivait une vie de working mum parisienne bien chargée et bien rodée. Pourtant, elle sent au fond d’elle-même qu’il est temps passer à autre chose. Son expatriation à Munich va être l’occasion pour elle de révéler son projet de coeur et de se réinventer en créant une marque et une boutique : Mademoiselle Munich.

L’épisode est très riche et c’est pourquoi j’ai décidé de le découper en deux parties pour vous tenir en haleine.

Vous retrouverez ci-dessous les notes de la première et deuxièmes parties.

Résumé de l’épisode & adresses et liens utiles cités dans l’épisode !

La vie parisienne (2mn30-4mn)

Marie-Charlotte nous parle de ses origines et de sa vie à Paris.

Première “mini” expatriation à Lyon (4mn-5mn30)

La famille décide de partir pendant 1 an et demi en province. À ce moment, Marie-Charlotte est en congé maternité et en profite - par le fruit du hasard et des rencontres - pour lancer une première boutique en ligne “Les petits pois chiches”. Elle y vend des étoiles musicales qu’elle crée elle-même. Pour cela, elle utilise la plateforme de vente Little Market. Le succès est au rendez-vous, à tel point qu’elle n’arrive plus à produire seule et décide finalement d’arrêter.

Retour à Paris & expérience chez vente-privée (5mn30-9mn)

Marie-Charlotte et sa famille rentre sur Paris et elle reprend un poste d’employée pendant 5 ans chez vente-privée. Elle y apprend tous les rouages du e-commerce et découvre la puissance d’Internet pour la vente. Si cette expérience est passionnante, Marie-Charlotte sent toutefois le besoin de passer à un autre mode de vie. Avec trois enfants, deux métiers à plein temps et la vie parisienne, la petite famille a besoin d’un nouveau souffle et réfléchit à l’expatriation. Ce sera Munich.

Premiers pas à Munich (9mn-12mn30)

L’installation se fait rapidement et relativement facilement grâce à l’aide d’une agence de relocation. Marie-Charlotte reste à la maison pour pouvoir s’occuper des enfants et organiser leur nouvelle vie dans la capitale bavaroise. Mais rester dans ce rôle de maman au foyer ne le satisfait pas entièrement et elle a l’idée, suite à différentes conversations, de créer une boutique pour vendre des marques françaises - encore non distribuées chez nous - à Munich.

Du rêve de boutique à l’idée du pop-up store (12mn30-15mn40)

Ouvrir une boutique lui semble très aisé. En Allemagne, il est relativement peu onéreux de louer une boutique par rapport aux conditions en France où l’achat d’un fond de commerce est souvent nécessaire. Le problème est que les propriétaires ne sont pas pressés et cherchent le dossier parfait. Pour eux, une petite boutique vendant des marques françaises n’est les séduit pas forcément.

Pour lutter contre sa frustration grandissante, Marie-Charlotte pense alors à une autre solution tendance : le pop-up store.

L’application pour trouver un pop-up store à louer s’appelle Go Pop-up et lui sert à trouver son premier emplacement.

Organisation du premier pop-up store à Glockenbach (15mn40-24mn)

Marie-Charlotte a seulement un mois pour organiser de a à z tout son concept et pour communiquer autour de son événement. Elle se rend dans le sentier pour rencontrer ses fournisseurs et acheter sa marchandise. Étant donné sa petite taille, le plus gros challenge n’est pas de négocier les prix mais les quantités car elle doit tout acheter d’avance et n’a aucune idée de sa future clientèle. À ce moment là, il faut avoir du courage, croire en soi et surtout être bien entouré(e), ce qui est le cas de Marie-Charlotte !

Du point de vue de la communication, elle utilise un CMS qui lui permet de construire seule son site : Shopify. Pour le logo, elle se fait aider d’une amie illustratrice dont vous pouvez retrouver le travail sur son site aufildelene. Elle communique sur les plateformes francaises telles que Vivre à Munich, Munich Madame (blog qui n’existe plus) ou les groupes Facebook francophones.

Ouverture du premier pop-up et bilan (24mn-30mn)

On parle du déroulement de cette première ouverture : angoisses pré-lancement, soirée de vernissage, premières clientes, bonnes surprises et doutes. Au final, le bilan est plus positif : les gens sont conquis et encourage Marie-Charlotte à proposer une nouvelle date. Au niveau des chiffres, pas vraiment de bénéfices, par contre, tous les frais sont couverts. C’est le début d’une série de boutiques éphémères.

Partir ou rester, renoncer ou revenir plus forte ? (2ème partie)

PHOTO-2019-03-29-08-31-57.jpg

Après 1 an et demi, Marie-Charlotte et son mari font rapidement un bilan de leur expatriation et, alors qu’ils auraient pu rentrer en France, ils décident de rester à Munich. À ce moment-là, Marie-Charlotte veut retrouver un emploi pour se mettre enfin sérieusement à l’allemand. Une piste se dessine qui n’aboutira finalement pas. Un mal pour un bien : Marie-Charlotte se rend compte qu’elle n’était pas prête à abandonner son projet. Non seulement, elle décide de persévérer mais elle redouble d’effort pour apporter une nouvelle dimension à Mademoiselle.

Elle investit et s’entoure de personnes de qualités : site et réseaux plus professionnels grâce à des jolis photos, achat d’un plus grand stock, nouvel espace et flyers, etc. Le succès est encore une fois au rendez-vous et elle peut désormais dégager des bénéfices.

Pour le lieu, elle décide tester de nouveaux endroits au gré de ses rencontres : un studio de danse ou bien un atelier, etc.

En février dernier, elle lance un jeu concours dans le but d’organiser une nouvelle campagne publicitaire pour le pop-up store d’avril. Je vous invite à découvrir les photos de ces Mademoiselles d’un jour sur le compte Insta de Mademoiselle. Vous aurez ainsi un avant-goût de la prochaine collection.

Ce mois d’avril aura lieu un nouveau pop-up dans la Munich Ballet Center, derrière la Wiener Platz.

Le carnet d’adresse de Marie Charlotte (2ème partie - 26mn40)

*pour un dîner en amoureux : le Marais Soir, ambiance cosy, cuisine gastro avec des produits frais du marché avec différents menus au choix.

*pour déjeuner ou dîner après une balade au zoo par exemple : le Mangostin propose une cuisine thaïlandaise et des sushis à consommer sur place et à emporter. Pendant les beaux jours, la grande terrasse permet de manger dehors et les enfants peuvent jouer dans l’air de jeu adjacente.

*le studio de danse où a lieu le pop-up store et où Marie-Charlotte prend ses cours : le Munich Ballet Center de Magdalena.

*pour prendre une café entre copines (ou après avoir fait des folies au pop-up ;-)) : le Little Rabbit’s Room sur la Wiener Platz également.

*pour une journée à l’extérieur de Munich (avec ou sans enfants) : Schlierbergalm. Si vous voulez faire une petite randonnée, trouver un endroit où les enfants peuvent se dépenser et manger avec un beau panorama, c’est l’endroit idéal.

La collection originale de Mademoiselle Munich (pour grandes & petites)

Pensez à bloquer les dates du 6 et 8 avril pour le prochain pop-up store !!!

Pour contacter Marie-Charlotte et découvrir la collection :

rendez-vous sur le site de Mademoiselle Munich !

Suivez-la sur les réseaux sociaux :

Facebook

Instagram

Si vous voulez écouter les 2 épisodes sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous !

Stan, un coup de coeur transformé en essai gagnant

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone :

e4f4d5c7-f2be-41de-8239-5ad4545dcf0a.jpg

Dans ce second épisode, je donne la parole à Stan. Contrairement à Myriam (épisode 1), on se connaît beaucoup moins. D’où est alors venu l’idée de cet interview ? Il est le fruit du hasard et de l’opportunité. Stan anime tous les samedis matin une atelier d’éveil musical où se rendent mes filles. Il y a quelques semaines, il nous a envoyé un message pour nous dire que - dans l’éventualité où nous cherchions ou nous connaissions quelqu’un qui cherchait un emploi - il y a des postes à pourvoir dans sa société.

À ce moment, je cherchais à interviewer un homme avec une approche plus job/business. L’occasion était donc trop belle pour ne pas la saisir et je le regrette pas.

Comme vous allez l’attendre, Stan est généreux et authentique. Il nous parle, en toute transparence, de ses débuts professionnels, de sa carrière à Munich et des postes à pourvoir dans sa société.

Mais ce n’est pas tout ! On aborde aussi l’éducation bilingue, le concept de crèche parentale. On parle aussi musique, moto et - last but not least - Stan nous partage toutes ces bonnes adresses.

Je vous souhaite une très bonne écoute - si ce n’est déjà fait !

Voici le résumé de l’épisode ainsi que toutes les adresses et liens utiles !

Bordeaux (0-5 mn env.)

Stan nous parle de ses origines et de ses débuts professionnels à Bordeaux.

Premiers pas à Munich ( 5-9 mn env.)

Il décide de tout quitter pour rejoindre sa petite amie du moment et s’installer à Munich. Il se souvient d’ailleurs très bien de son arrivée. Ne parlant pas la langue et ne connaissant pas la ville, il prend deux décisions pour faciliter son intégration : trouver un groupe de musique et apprendre l’allemand.

Il prend ses cours chez Fokus, qu’il recommande.

Première expérience professionnelle ( 9-12 mn env.)

Il décroche son premier job assez rapidement (1 à 2 mois de recherche) dans une société dirigée par un français et qui développe, produit et commercialise des produits dérivés dans le domaine du sport et dans le cadre de licences ou commandes de clubs : Amballcom. Après plus de 5 ans, il décidé de saisir une nouvelle opportunité.

Xing events (12-20 mn)

Stan travaille désormais chez Xing Events, filiale de Xing. Pour ceux qui ne connaîtrait pas Xing, il s’agit du premier réseau professionnel en Allemagne - devant Linkedin - qui regroupe pas moins de 15 millions d’utilisateurs. Si vous cherchez du travail en Allemagne, c’est une plateforme à ne pas négliger.

Pour sa part, Xing Events offre un logiciel permettant d'organiser simplement et de manière professionnelle des événements, tels que des conférences, réunions, congrès et salons. Si vous souhaitez en savoir plus ou bien que vous avez souhaité postulé à une offre (voir la liste sur le site), n’hésitez pas à envoyer un mail à Stan, il sera ravi de vous aider. La langue de l’entreprise est l’anglais. Ce n’est donc pas une nécessité de parler anglais.

On parle également des différences, dans le cadre du travai, entre l’Allemagne et la France).

Devenir papa & la crèche parentale (18-20 mn)

Stan est papa de deux petites filles. Nous abordons ensemble le système de garde des enfants et notamment le concept d’Elterninitiative. Pour la crèche, Stan recommande Takatukland et pour le Kindergarten : Kinderhaus Schwabing.

L’éducation bilingue (20-27 mn)

Dans ce passage, je lui demande de parler du partage des langues à la maison et du choix d’éducation pour ces filles.

Nostalgie ou pas ? (27-29 mn)

Stan se sent ici chez lui et n’éprouve pas de nostalgie particulière. Il est bien entouré et profite de ses retours en France pour faire le plein des produits qui nous manque à tous.

Le carnet d’adresses de Stan (29-40 mn)

*un restaurant en amoureux : le Refuge pour manger provençal (la spécialité est la bouillabaisse). Possibilité également de manger des cuisses de grenouille (commande préalable) ou de privatiser le lieu.

Sans titre (3).png

*des restaurants entre amis : l’Eclipse, un resto grill israélien et Tokami pour déguster d’excellents sushis.

*si vous souhaitez vous initier ou bien vous perfectionnez, Stan recommande Boxwerk pour pratique la boxe.

*pour les motards, il recommande un magasin en particulier Gasoline Alley qui vend des accessoires.

*pour les amateurs de musique : MCM, le Music Club Munich qui propose à la fois des salles de répétions, des concerts et un bar ; Ampere, la petite salle de concert de la Muffatwerk et le bar Sehnsucht pour commencer une soirée et écouter la musique rock.

*ses conseils pour occuper les enfants le week-end : le Turncafé, une grande salle en sous-terrain avec des tapis, des jeux, des obstacles où les enfants peuvent s’en donner à cœur joie et les parents boire un café ; la Kinderkunsthaus qui rassemble des ateliers manuels changeant tous les jours et ouverts à tous - excellent pour développer la fibre artistique et la créativité des enfants ; les deux classiques que sont le zoo et l’aquarium. Enfin, pourquoi pas ne pas faire une pause gourmande chez Adria pour manger une glace en forme de spaghetti. Enfin, si vous souhaitez partir pour un week-end complet en famille, Stan recommande la ferme Taxhof en Autriche.

Conclusion et derniers mots (40-45mn env.)

Un résumé des conseils de Stan pour une intégration réussie et une dernière adresse : les Bavards Rois, la troupe d’improvisation française de Munich.

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous

Myriam, une parenthèse qui dure !

Pour écouter l’épisode via une appli sur votre smartphone :

myriam.jpg

Dans ce premier épisode, je donne la parole à Myriam et ce choix est loin d'être anodin.

Tout d'abord, Myriam est Suisse et je voulais ainsi rappeler que, si la langue du podcast est le français, ce dernier n'est pas exclusivement réservé aux franco-français.

Deuxième argument (et pas des moindres !) : Myriam c'est l'amie que tout le monde souhaiterait avoir. Simple, généreuse, authentique et surtout c'est un réservoir d'énergie et de bonnes ondes.

Enfin, comme vous allez l'entendre, son parcours est inspirant et fera certainement écho à un certain nombre d'entre vous. Partie au départ pour 6 mois, sans parler la langue, elle vit maintenant depuis plus de 12 ans à Munich et est mariée avec un Bavarois. Comment en est-elle arrivée là ? Vous le saurez en l'écoutant :)

Hormis cela, on parle beaucoup de musique et du groupe qu'elle a créé qui organise des concerts.

Et aussi - et ce sera un rubrique récurrente pour conclure le podcast - elle nous partage toutes ces bonnes adresses !

Voici le résumé de l’épisode ainsi que toutes les adresses et liens utiles !

Des débuts difficiles (0-9 mn env.)

Myriam se présente et nous raconte son arrivée à Munich : son premier jour, son premier appartement, les obstacles qu’elle a rencontrés. Pourtant, alors qu’elle ne souhaitait rester que 6 mois et que le commencement a été plus que compliqué, elle décide de rester.

À la conquête de Munich (9-15 mn env.)

Au revoir à la campagne bavaroise et au rythme “métro, boulot, dodo”, Myriam décide de se rapprocher du centre, de sortir, découvrir la ville et surtout de rencontrer du monde.

La langue (15-18 mn env.)

Myriam parle désormais couramment allemand et c’est la langue de communication avec son mari bavarois. Par contre, elle utilise toujours le français avec son fils.

Devenir maman (18-20 mn)

Les conseils de Myriam quand on devient maman, comment s’est passée sa grossesse et comme elle a pris avec son mari une mois d’Elternzeit pour partir en Patagonie !

Holy Fingers (20-26 mn env.)

holy+fingers.jpg

Myriam nous parle de sa passion pour la musique et de son idée un peu folle de créer, avec des amis, un festival. D’une conversation dans un bar naît l’idée d’organiser des concerts pas comme les autres dans la capitale bavaroise. Elle nous parle de la genèse du projet et de leurs réalisations.

Si vous voulez savoir toute l’actualité du groupe, suivez leur page Facebook ici.

Les petites salles de concert qu’apprécient particulièrement Myriam : le Milla, Feierwerk, Strom et Import Export.

Nostalgie ou pas ? (26-29mn)

Myriam parle du rapport qu’elle entretient à son pays, ce qui lui manque ou pas.

Le podcast suisse romand qui interviewe de personnes avec des parcours atypique : Humans of Suisse Romande.

Le carnet d’adresses de Myriam (30-40 mn)

*un restaurant en amoureux : le J-Bar, un tout petit resto japonais où un mange des vrais plats japonais et pas de sushis. Possibilité aussi d’acheter des tickets pour le métro de Tokyo !!!

Sans titre (2).png

*un restaurant entre amis : le Theresa Grill, pour manger un bon tartare avec un verre de vin. L’autre alternative dont nous parlons, le Corso, n’existe malheureusement plus ! Si vous souhaitez manger un bon tartare, je vous recommande également le restaurant Hoiz, vers Marienplatz.

*pour manger allemand ou bavarois : la classique Hofbrauhaus, l’Augustiner et son gigantesque Biergarten et enfin, pour le décor (récemment rénové) le Paulaner sur la Kapuziner Platz.

*les bars sympas dans le quartier de Glockenbach : le Favorit Bar, le Holy Home, le Kooks (blind test le mardi), le Geyerwally et le Rennsalon. Possible de faire un barathon car ils sont tous dans le même périmètre !

*le bar sur des rails dans un bateau : le Alte Uting

*pour danser : Bahnwärter Thiel et Pimpernel

*pour une excursion à l’extérieur de Munich : le château sur l’Île Herrenchiemsee.

*un sortie le week-end avec les enfants : le parc animalier BergTierPark à Blidham.

Conclusion et derniers mots (40-47mn env.)

Deux bons conseils encore pour se tenir informés de ce qui se passe à Munich et où sortir : Mit Vergnügen München, magazine en ligne, et In München, magazine papier gratuit avec un site.

Bonne écoute !

Si vous voulez écouter l’épisode sur votre ordinateur, cliquez sur le lecteur ci-dessous.